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L'histoire
de mes couteaux

Un record

Le 25 juin 2008
Le record du plus grand couteau du monde au sommet du Mont-Blanc

Didier établi un nouveau record en ayant monté au sommet du mont Blanc un couteau Le Chamoniard géant.

100% artisanal

Artisan coutelier

La partie métallique a été dessinée par mes soins et est produite dans le meilleur alliage disponible.

L’assemblage final est réalisé à la main dans mon atelier.

 

Le record du plus grand couteau du monde au sommet du Mont-Blanc

Le record

Le 25 juin 2008, Didier Simond et ses 3 amis partent en direction du sommet du Mont-Blanc avec dans leurs bagages un couteau Le Chamoniard en version XXL

Didier établi un nouveau record en ayant monté au sommet du mont Blanc un couteau Le Chamoniard géant. L'engin de 50 kg et 2 mètres de long, fabriqué en sapin creusé de façon à l'alléger, a été hissé à dos d'hommes en 3 parties à l'aide de clés de portage. " Il a fait très mauvais au mois de juin mais nous avons profité d'une petite fenêtre météo de 2 jours. Malgré tout, il y avait un vent terrible. Avec les pièces détachées qui faisaient prises au vent, c'était folklo ! Nous sommes partis vers 3 heures du matin du refuge du Goûter et avons atteint le sommet vers 6h30. Nous n'avons pas traîné, le temps de faire une petite vidéo pour YouTube. Il faut établir un record qui puisse être battu et donc mesurable.

Remerciements à Kariboo-adventure.com, James Kaler, François Deffert et Nicolas Shauss.
Remerciements au magazine Traces pour leur article et cet extrait.

Fabriquer un couteau avec le bois de la vallée

L'épopée de l'arolle

L’Arolle utilisé pour la fabrication de mes couteaux provient d’un arbre précédemment emporté dans l’hiver par une avalanche.

Cette espèce est protégée et ne peut être coupé car il provient d’un site protégé.

Pour fabriquer mon premier couteau "Le Chamoniard" en arolle, je tenais à utiliser un bois spécifique à cette vallée

Le choix de ce résineux, aussi appelé Pin Cembro, se fit dès le début du projet, restait juste à s’en procurer !

Aucune scierie n’en disposait, la seule solution était d’aller en chercher un dans la montagne. Cette quête, sans nul doute une première mondiale, posa quelques problèmes : le lieu de récupération se situant au delà de la Mer de Glaçe.

Il a donc fallu monter au terminus du train du Montenvers, descendre ensuite les nombreuses échelles sur plus de 100 mètres pour prendre pied sur le glacier, le traverser puis remonter de l’autre côté en direction des éboulis, et même chose pour le retour.

Ceci à 4 reprises, une première ascension pour le repérage et 3 autres pour le transport du fût, coupé en deux parties d’un mètre chacune, le tout à dos d’homme.

ces bois sont de véritables trésors

Les bois fossiles
de la Mer de Glace

La moraine de la Mer de Glace renferme dans ses sédiments des bois sub-fossiles, c'est-à-dire des morceaux de troncs d'arbres qui sont morts il y a quelques centaines, voire plusieurs milliers d'années, mais qui ont encore toutes les caractéristiques du bois.

Il ont en effet été parfaitement conservés du fait de l'environnement sec et anoxique (absence d'oxygène) des sédiments dans lesquels ils sont restés.

Ces bois que ne voient pas les masses de touristes qui fréquentent le site chaque année ne peuvent se deviner qu'en se rapprochant de la moraine. Avec le retrait du glacier depuis le milieu du XIXe siècle, la moraine est soumise à l'érosion et quelques troncs conservés à l'interieur sont dégagés petit à petit et peuvent apparaître à l'air libre. Ces troncs se disposent le plus souvent en strates horizontales. Ils représentent en fait les restes de la végétation qui poussait à l'époque sur l'ancienne crête de la moraine et qui a été tué par une avancée du glacier, puis recouverte par une couche de sédiments glaciaires.

Le glacier s'est ensuite retiré (comme il l'est aujourd'hui par exemple) et a permis la recolonisation de la moraine par la végétation et les arbres. Puis une nouvelle avancée glaciaire plus importante que la précédente a rehaussé la moraine, tuant à nouveau les arbres qui y poussaient et les incorporant à la moraine... Ces Cycles se sont répétés plusieurs fois tout au long des 4000 dernières années et ce sont ces avancées successives qui ont bâties les 150m de haut de la moraine que l'ont peut admirer depuis le Montenvers. À chaque strate de bois correspond donc une avancée du glacier !

Pour la science, ces bois sont de véritables trésors car leur datation (au moyen de la méthode du carbone 14 notamment) permet de reconstituer dans le temps et dans l'espace les différentes avancées du glacier et avoir ainsi une meilleure connaissance du climat du passé.

L'arbre fossile que nous avons trouvé, et dans lequel sont fait ces couteaux est mort vers 3100 ans avant aujourd'hui...

(Cet explicatif a été écrit par Melaine Le Roy, Doctorant en thèse de Géographe au Laboratoire EDYTEM de l'Université de Savoie)

L'expédition 1 en vidéo

L'expédition 2 en vidéo

Le couteau de mon grand-père

L'histoire du couteau
Le Rize

À Argentière (Vallée de Chamonix), l'exploitation de la glace débute avec Charles Vincent Gelati, originaire de Castel d'Aiano en Italie, arrivé dans la vallée en 1908 pour participer à la construction de la ligne de chemin de fer "Le Fayet-Vallorcine".

Dès avant la guerre, il se met à l'ouvrage afin de fournir aux hôtels "Bellevue" et "La Couronne" la glace nécessaire à leur clientèle. Le réfrigérateur n'existe pas encore et les hôteliers conservent leur nourriture dans d'immenses glacères contenant jusqu'à 1500 à 200 kg de pains de glace.

Après la première guerre mondiale, les 4 frères Simond (voir photos) prennent le relais. À leur tour, ils fournissent la glace aux différents hôtels de la vallée d'Argentière, mais également Chamonix ou même Saint-Gervais.

En 1928, la langue terminale du glacier affleure la Crèmerie, construite depuis peu. De leur côté, les frères Simond ont bati une cabane au pied du glacier pour entreposer les pains de glace.

Pour assembler les rondins de bois qui se trouvaient sur les côtés, mon grand-père utilisait toujours un couteau de travail bien pratique avec une lame spéciale solide qui permettait de couper les codes reliant ces rondins dessous et dans les coins.

Ce couteau, je l'ai nommé "Le Rize"

Cet extrait est tiré du guide du Patrimoine de Chamonix de 1997.

En savoir + sur le Rize actuel

Cette réplique est montée avec une lame spéciale solide pouvant couper une corde et possède un manche en bois et avec une prise en main évidente pour tout couper et découper.

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